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Initiation intime

Initiation intime
Benoît crevait d’ennui. Il était revenu à la maison pour y passer ses trois semaines de congé avant d’entreprendre son dernier semestre au collège, mais voilà qu’il faisait le pied de grue. Tout le monde était parti, le laissant seul. Sa mère s’était confondue en excuses elle ne pouvait refuser cette chance de passer le weekend à Las Vegas avec le père de benoit qui s’y rendait pour voyage d’affaires. Quant à ses deux soeurs, elles avaient quitté la maison le lendemain de Noël pour rendre visite à des copines du lycée. Comme Benoît n’était pas très populaire au collège, les amis étaient rares et semblaient occupés ailleurs. Au cours des derniers jours, il avait fréquenté les salles de cinéma, s’était gavé de télévision pour en devenir gaga, avait joué pendant des heures et des heures à des jeux électroniques tant et si bien que ses doigts criaient “stop». Il avait navigué dans internet, participé à des groupes de discussion, tenté de joindre quelques personnes pour un peu de diversion. Il s’était même aventuré sur des sites xxx en quête d’un peu de stimulation. Dieu qu’il voulait faire l’amour. Le sexe. Il avait eu quelques relations sexuelles pendant ses études mais bien peu, pour être honnête. Il ne savait pas s’y prendre avec les filles. Oh, pour les relations amicales, il se débrouillait, mais dès qu’il était question de relation sexuelle, il se défilait. Il n’était vraiment pas doué et il se disait qu’il ne le serait probablement jamais. Lorsqu’il entendit le carillon de la porte d’entrée, il dévala les marches, trop heureux de pouvoir compter sur cette diversion quelle qu’elle soit. Il ouvrit grande la porte et fut accueilli par un sourire énigmatique et une immense tarte aux pommes. “Madame Tremblay, comme c’est gentil de venir nous rendre visite.” la famille Tremblay était de bons vieux voisins ; les deux familles se connaissaient depuis la tendre enfance de Benoît alors que lui et le petit Pierre jouaient dans la même équipe de hockey junior. Après son divorce, Mme Tremblay avait gardé la maison et habitait toujours le quartier. “Benoît, comme c’est bon de te revoir. J’ai entendu dire que tu étais revenu du collège et j’attendais le moment où tu viendrais me saluer, à la maison.”
Comme c’est étrange, songea Benoît. Venir la saluer ? “oh, je pensais le faire le weekend prochain. Pierre est de retour ?”
“Il sera peut-être à la maison le weekend prochain, mais il est absent pour l’instant. Il travaille en ville maintenant, tu le savais ?”
“Non, je l’ignorais.”
Elle fixa la porte en disant: “eh bien, passeronsnous la soirée sur le paillasson ?”
Benoît réalisa qu’il bloquait l’entrée. “désolé.” il recula d’un pas. “je vous en prie, entrez Madame Tremblay.”
“Merci”, ditelle en passant devant lui. Avec elle s’éleva un parfum subtil qui vint lui chatouiller les narines. “et je m’appelle mimi.” elle déposa un léger baiser sur sa joue et lui sourit avec des étincelles dans les yeux.
Benoît s’éclaircit légèrement la voix. “très bien. Je prends votre manteau ?”
Il le plaça rapidement sur un cintre dans le placard, puis ils se dirigèrent ensemble vers la cuisine. Mimi déposa la tarte sur le comptoir. “je savais que tout le monde était parti, j’ai cru que tu devais avoir très faim.” sur son visage, une expression étrange. Elle mit en marche la cafetière et coupa deux pointes de tarte. Tout en partageant ce gouter, ils firent un peu de commérage, dévoilant les secrets d’à peu près tout le voisinage.
“Comment va ta vie au collège, chéri ?” demanda Mimi.
Benoît entreprit de lui parler de ses études, mais elle l’interrompit. “je crois que ce que je voulais dire, en vérité, c’est comment va ta vie amoureuse, benoit ?”
“Ma vie amoureuse ?” benoit regarda Mme Tremblay de plus près. Elle était très jolie avec ses grands yeux bruns et ses cheveux châtains frisés. Elle passa la langue sur ses lèvres et Benoît fut hypnotisé par sa bouche pulpeuse.
“Mais oui, ditelle, tu as une petite amie régulière ?”
“Pas pour le moment» répondit Benoît. Il hésitait à lui dire que, depuis le congé de l’Action de grâces, il n’avait pas eu de chance pas une seule soirée avec une fille.
“Est-ce que tu en as suffisamment?»
Benoît était confus. “suffisamment... De quoi?»
Mimi éclata de rire, un rire rauque venu de la gorge. “tu sais bien. En as-tu suffisamment ? Un beau jeune homme comme toi devrait en avoir à satiété. Je parie qu’à tous les weekends, les filles se disputent à ta porte pour que tu leur en donnes.” benoit était abasourdi et sans voix. Il se demandait comment cette conversation avait pu bifurquer aussi rapidement sur le sexe. Mimi se leva, marcha lentement vers benoit, se plaça derrière lui, déposa ses mains sur ses épaules tout en lui pétrissant la peau. “je veux dire, je parie que tu connais tous les trucs. Vous, jeunes loups, pouvez durer pendant des heures puis, prendre quelques minutes de répit avant de recommencer de plus belle.” benoit avait conscience qu’il était bel et bien prêt, là, maintenant. Il se pencha pour cacher à sa voisine combien elle l’avait excité. Soudain, il sentit ses lèvres courant dans son cou. Elle chuchota: “tu sais, je me sens exactement comme me Robinson dans ce film. Tu connais ce film ?” ravalant sa salive, benoit eut le flash de cette scène où la comédienne Anne bancroft, personnifiant me Robinson dans le film .le gradué, montre au jeune homme une jambe effilée, le pied savamment déposé sur la chaise. Mimi avait la même expression sur le visage. Une expression qui disait “oui». “nous avons cette grande maison pour nous tous seuls et, ma foi, je parie que nous avons bien des choses à nous apprendre mutuellement.» s “je ne crois pas pouvoir vous enseigner quoi que ce soit», marmonna benoit.
"Alors, je pourrais t’enseigner. Qu’en distu ?”
Benoît avala de nouveau sa salive. “ouais, dit-il timidement. Oui, ce serait bien !”

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