www.calins.net

Spectacle érotique

Spectacle érotique
Elle y était, finalement, à ce diner d’affaires parfaitement conventionnel qui se tenait dans un club privé très sélect. Hélène redoutait cette soirée d’ennui depuis des semaines. Les flûtes de champagne et les petits fours abondaient, offerts sur plateau par des serveurs chic et silencieux. Elle était encore tendue malgré les deux verres de champagne qu’elle venait de déguster. Hélène se devait d’assister à cette soirée à titre de trésorière de l’entreprise ; depuis son arrivée, elle s’était appliquée à discuter finances avec les principaux clients de la compagnie. Maintenant, elle se tenait un peu à part et s’ennuyait royalement. Elle rêvait du moment où elle pourrait enfin cesser de sourire à belles dents.
C’est alors qu’elle croisa les yeux d’un homme. Il lui était parfaitement inconnu ; elle se divertit en lui lançant des regards langoureux, l’observant avec insistance, le fixant des yeux. Il fut le premier à se détourner et à s’éloigner. Ce n’était rien de sérieux, un jeu pour passer le temps. Elle l’imaginait la soulevant de terre et l’amenant loin, très loin de ce groupe terne. Coupant court à ses rêveries, la voix de son patron se fit entendre: “mesdames et messieurs, le dîner est servi.” d’un léger coup de main, elle défroissa cette jolie jupe bleu sarcelle qui laissait deviner le galbe de son genou et se dirigea vers la salle à manger. Elle prit place à la table qui lui était assignée ; assise entre deux clients importants, elle entreprit de vanter l’excellence de son entreprise comme on le lui avait demandé. Le dîner gastronomique, à plusieurs couverts, se prolongeait. Une série de plats aussi riches qu’exotiques précédèrent le dessert et le café. La salle fut alors plongée dans une demi-obscurité et le patron d’hélène monta sur scène. Sous les feux de la rampe, il prit la parole. Hélène écoutait ce discours tout en sirotant son café dans le noir. Pourvu que je tienne le coup sans bailler, songeaitelle. Soudain, elle sentit des doigts se déposer sur sa cheville et courir lentement le long de sa jambe, se glisser doucement jusqu’à l’entrecuisse pour retrousser sa jupe et écarter ses jambes. C’était incroyable, mais ces mains étaient bien réelles et se jouaient d’elle. Elle aurait dû crier ou encore se lever et partir, mais elle refusait de se donner en spectacle. Elle tenta de reculer sa chaise, mais en vain. Les mains, fort habiles, la caressaient et la titillaient, faisant monter son plaisir. Elle chercha à soulever la très longue nappe afin de voir qui se cachait là, sous la table, mais elle ne vit rien de plus que l’obscurité. Entre ses jambes, des lèvres la caressaient. Elle savait maintenant qu’elle ne voulait plus bouger. Elle voulait rester là, immobile. Elle fixa du regard le conférencier, essayant de garder les yeux ouverts pendant que les mains et les lèvres l’embrassaient et la faisaient jouir. Non, c’était impossible. Pourtant, elle laissa cette bouche faire tout ce dont elle avait envie. C’était plus fort que tout, elle n’y pouvait rien.

Calins.net © tous droits de reproduction réservés